Centre Bretagne : Non au TGV ! Oui à l’aérotrain !

model_rohr_site-2-ad416Dans le cadre du projet de création de nouvelle lignes ferroviaires porté par Réseaux ferrés de France (RFF), un scénario envisage le retour du train au centre Bretagne.

Face à ce projet, les élus du pays de Ploërmel–Cœur de Bretagne ont exprimé leur refus. Ce refus est pour ma part compréhensible et légitime pour les raisons évoquées : aucune nouvelle gare n’est prévue à Ploërmel, l’emprise sur les terres agricoles est énorme.

Sans oublier que le TGV est devenu par son prix du ticket un transport inaccessible pour la plupart des Français et de surcroît un transport exclusivement centré sur Paris.

Je voudrais revenir sur deux choses : sous l’impulsion du plan Freycinet, les rails commencèrent à traverser notre région puis, après la Seconde Guerre mondiale, le train laissa la place au tout-voiture. La dernière voie utilisée pour le transport de marchandise entre Questembert et Mauron fut transformée en voie verte.

Lors des élections régionales de 2010, la liste Bretagne phare du nouveau monde proposait une politique de désenclavement en introduisant un nouveau transport à grande vitesse : l’aérotrain.

Certains se souviendront de l’aérotrain de Bertin, expérimenté entre Saran et Ruan au nord d’Orléans, projet qui fut ensuite tué par le lobby de l’acier qui préférera à l’aérotrain les rails et le TGV.

Le projet avait à l’époque d’indéniables imperfections, mais elles ont été résolues depuis, notamment avec l’invention du moteur électrique linéaire qui permet de remplacer le bruyant moteur d’avion.

Contrairement au TGV, qui doit rouler de nombreux kilomètres afin d’atteindre sa vitesse maximum, le poids extrêmement léger de l’aérotrain permet d’accélérer et de freiner très rapidement, ce qui lui permet d’atteindre rapidement sa vitesse maximum (plus de 400 km/h).

Autre avantage non négligeable, les activités agricoles (élevage, moisson, etc.) peuvent continuer de se dérouler normalement car l’aérotrain est construit en surélévation sur pylône à plusieurs mètres du sol.

Pour finir, le coût de l’infrastructure est bien moindre que celui du TGV : un kilomètre d’aérotrain coûte moins de 5 millions d’euros, à comparer au kilomètre d’autoroute qui est à 15 millions ou au kilomètre de TGV qui varie de 12 à 66 millions selon le terrain et les normes environnementales.

Ce nouveau transport nous permettra de rejoindre Vannes ou Rennes en quelques minutes seulement.

De grandes questions se posent quant à l’avenir de l’usine PSA à Rennes. Ce projet de transport de nouvelle génération permettrait aussi la reconversion de l’industrie automobile bretonne afin de construire et d’entretenir les aérotrains.

J’invite vivement M. Le Diffon et tous les élus du centre Bretagne à s’intéresser au moyen de transport du futur et à l’occasion de désenclaver notre région et d’apporter un nouveau souffle à la vie économique locale.