Notre priorité pour le Morbihan : un bouclier rural

bouclierLa révision générale des politiques publiques (RGPP) de Sarkozy, la Modernisation de l’action publique de Hollande ou encore les multiples plans d’austérité mettent en danger la population. Principalement la classe moyenne et les plus faibles qui habitent en milieu rural.

Les attentats du 7 janvier 2015 ont mis en lumière la dangerosité de l’austérité. C’est presque 50 000 postes de gendarmes, de policiers, de douaniers et dans les services secrets qui ont disparu dans notre pays depuis les années Sarkozy jusqu’à Hollande. L’austérité a détruit la Grèce, l’austérité a exposé notre pays à de nouveaux dangers.

L’austérité, c’est aussi mettre en danger notre vie de tous les jours en fragilisant nos hôpitaux, nos écoles, notre justice, nos transports collectifs.

La première victime de l’austérité, c’est la France rurale, où les services de proximité plus chers/moins rentables disparaissent. Combien de bureaux de poste ont fermé ou ont réduit largement la voilure ? Combien d’hôpitaux ruraux sont menacés de faillite ou de fermeture ? Combien d’écoles primaires ont fermé dans les villages ?

Alors que la population augmente, alors que la population vieillit, nos responsables politiques de droite comme de gauche restent impuissants face aux risques de fermeture de plusieurs services de l’hôpital de Ploërmel.

L’abandon du monde rural par les responsables politiques, c’est aussi le matraquage fiscal de certains des citoyens de notre canton. L’imposition de la redevance incitative pour le ramassage des déchets a considérablement augmenté la taxe pour un service bien moindre.

En Loire-Atlantique, une fillette de 13 ans est décédée faute de contrôle du trafic sur la route alors qu’elle empruntait une route dangereuse à pied pour aller à l’arrêt de bus. Le Morbihan impose de plus longs trajets à pied au bord des routes à certains enfants. Le département n’a plus les moyens d’assurer les transports à cause de l’austérité, et les revenus des familles sont insuffisants pour compenser la carence du département.

Face à l’agression de la politique parisienne et des métropoles, nous devons exiger la mise en place au niveau du département du Morbihan d’un bouclier rural. Un bouclier qui garantisse le maintien ou le (re)développement des services publics.

La population augmente dans notre région, nous devons donc avoir plus de services de proximité.

Notre plan :

Nous devons mettre en place au niveau national un plan anti crise anti austérité :

Premièrement, nous devons exiger la fin des programmes d’austérité. La dette publique de la France n’a rien à voir avec les services publics ! Elle est plutôt la conséquence des taux d’intérêt usuraires depuis 1973 et de la soumission de l’Etat aux prêts bancaires, ainsi que des cadeaux fiscaux faits aux plus riches et aux entreprises du CAC 40.

Le scandale des emprunts toxiques expose le rôle néfaste des banquiers ici comme en Grèce. Les dettes de nos communes, de nos services publics, de notre pays, contiennent une partie de dettes illégitimes (taux d’intérêt, frais bancaires, cadeaux fiscaux, baisses de dotations…). Devant ce constat, nous exigeons l’audit de toutes les dettes publiques afin de trier la dette légitime à payer de la dette illégitime à jeter à la poubelle.

C’est aussi la séparation des banques afin de protéger l’argent des contribuables, des entreprises, des collectivités publiques et de mettre en faillite les responsables de la crise, les spéculateurs.

Pour finir, c’est la mise en place d’un crédit public afin de récupérer la souveraineté sur l’émission monétaire.

Cette bataille est nécessaire pour reprendre le pouvoir sur l’orientation de l’argent. Car il n’y a pas de projet sérieux sans argent.

Bouclier rural doit comprendre :

– Une garantie d’un service d’urgence à moins de 30 minutes de chaque habitation
– Des bureaux de Poste en quantité suffisante
– Un maillage de gendarmeries et de casernes de pompiers suffisant (au minimum dans tous les anciens chefs-lieux de canton)
– Des médecins et des infirmières en quantité suffisante
– Une école primaire par commune
– Des transports scolaires à moins de 500 m de l’habitation
– Les enfants ne peuvent pas voyager plus d’une heure pour aller à l’école ou au collège.
– Chaque citoyen français a le même droit, nous ne pouvons accepter de payer plus cher les services publics ruraux.
– Chaque foyer doit être reliée au haut débit
– C’est aussi un transport collectif en milieu rural repensé

Citoyens de caractère, rejoignez notre bataille !

En 2015, Entrez en résistance avec David CABAS et Virginie LE MINTER.



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