La mobilité : un droit pour tous

ruralRoad_2276482bLes zones rurales de Ploërmel communauté rencontrent un vrai problème de transport.

Isolées, des personnes en difficulté de déplacement ou simplement sans permis et/ou sans voiture, ne peuvent plus se rendre dans les centres-bourgs ou dans les services, sans payer de lourdes factures ou sans dépendre de l’aide  de la famille ou des voisins.

C’est également un problème pour les jeunes ploërmelais, car la mobilité conditionne aussi bien le potentiel de développement économique et l’emploi, que l’intégration sociale.

La situation est alarmante pour notre région car l’INSEE estime qu’entre 2010 et 2030, le nombre de personnes âgées dépendantes pourrait progresser de 40%. Il s’agit là d’un problème qui n’a jamais été pris au sérieux par nos élus de Ploërmel.

Pour notre part, nous considérons que tout ce qui participe activement à l’enjeu du développement territorial et à l’amélioration de la vie doit être une priorité, et que le manque de moyens actuellement mis à disposition est scandaleux étant donné la demande croissante.

Les faits

Depuis des décennies, le manque de transports collectifs ou de TAD (Transport Urbain à la Demande) a constitué un handicap majeur à Ploërmel communauté et même au delà.

Malgré les promesses électorales des années passées (souvenez-vous!), le dispositif de Ploërmel communauté souffre gravement de l’absence d’une politique engagée et efficace dans ce domaine: en effet, comme il nous a été communiqué par les acteurs associatifs engagés à résoudre ce problème croissant, c’est surtout l’offre qui crée la demande et rarement l’inverse.

Dès la mise en place d’un dispositif TAD au mois de Juillet dernier, grâce à l’initiative d’une association ploërmelaise, le nombre de personnes inscrites sur la liste n’a cessé d’augmenter, et ceci de façon fulgurante, sans que nos élus ne réalise l’ampleur du phénomène. Certes, le CIAS (Centre Intercommunale d’Actions Sociales) s’est engagé à soutenir le projet à hauteur de 50 %, mais ce n’est pas bien sérieux pour un projet qui demanderait plus du double d’efforts financiers et logistiques.

Peut-être plus révélateur, nous avons constaté sur le terrain que la demande réelle est bien supérieure à ce qui nous a été fièrement répété par certains acteurs de la vie publique, peut-être par ignorance, par indifférence ou même par calcul électoral, les personnes isolées n’étant pas connues pour se bousculer dans l’isoloir.

Pire encore, il nous a été murmuré de la part d’une responsable de la maison des solidarités que « Ici les gens viennent en voiture. Le problème du transport à Ploërmel n’est pas si important, la famille est toujours proche pour aider ceux en difficulté ! » Traduction : Si vous ne savez pas comment vous déplacer, débrouillez-vous, on a d’autres chats à fouetter.

Résultat, le nombre de véhicules et de bénévoles n’est pas à la hauteur pour exhausser toutes les doléances, et un triage s’ensuit inévitablement. Cela ne peut plus durer.

Nos mesures clés, dès notre arrivée au conseil municipal :

  • La mise en place des transports à la demande sera soutenue dans chacune de ses étapes. L’acquisition de véhicules de fonction adaptés sera une priorité, en particulier des véhicules conformes au transport pour les personnes handicapées et à mobilité réduite. Les chauffeurs bénévoles n’étant pas en mesure de remplir toutes les fonctions à eux seuls et devront être épaulés par du personnel qualifié attaché à la mairie. Ces projets seront mis en œuvre grâce à une coordination de terrain entre le CIAS, le CCAS, les élus, la maison des solidarités et l’ADMR (Aide à Domicile en Milieu Rural) et toute autres associations qui opèrent sur le terrain social et la réinsertion professionnelle.
  • Nous étudierons également tous les points de rencontres et d’inflexion dans la ville et ses alentours, pour déterminer d’éventuels parcours de navette, qui pourraient dans un premier temps fonctionner deux à trois jours par semaine. Au delà des jours de marché, rendre l’accessibilité au centre ville, aux clubs du troisième âge et aux clubs de l’amitié ne sera pas un luxe, et ceci pour tous les points de rencontre dans le pays de Ploërmel.
  • Des bourses seront accordées pour faciliter l’acquisition du permis de conduire en échange de services rendus à la vie bénévole de la commune.
  • En liaison avec la maison des solidarités, un véritable atelier de réparation automobile solidaire doit être promu à Ploërmel afin de répondre aux besoins, selon des critères de revenus pour ne pas mettre en péril les garages déjà en place.
  • Nous soutiendrons toutes initiatives de commerces ambulants.

Le transport pour tous est un objectif humain pour Ploërmel communauté, et au vu des dépenses « prioritaires » de la mairie ces dernières années, rien ne justifie le retard pris. Avec tous les acteurs de la vie communale, nous nous engagerons sans délai à faire aboutir une vraie politique de transport à Ploërmel.

L’équipe de Ploërmel Libre