Le grasping chez le nouveau-né : une exploration
Le grasping est un des huit réflexes archaïques observés chez les nouveau-nés. Ce phénomène se manifeste lorsque le bébé saisit fermement un doigt avec sa main. Ce réflexe, décrit et examiné par Raphaël Sebag, pédiatre spécialisé en néonatologie à l’hôpital Armand Trousseau à Paris, offre un aperçu fascinant du développement précoce.
Les réflexes archaïques, qui émergent dès la période fœtale, sont des réponses automatiques déclenchées par des stimuli sensoriels ou moteurs tels qu’un changement de position, un son, une variation de lumière ou une stimulation tactile. Ces réflexes sont des vestiges de l’évolution humaine.
Les cinq réflexes fondamentaux du nouveau-né
Ces réflexes indiquent un bon fonctionnement du système nerveux du nourrisson et contribuent au développement de la motricité, de l’équilibre, de la coordination, et de divers réflexes posturaux.
Voici quelques exemples :
La succion :
Une stimulation des lèvres provoque chez le bébé un réflexe de succion.
La marche :
Si on soutient le bébé debout et incliné vers l’avant, il fera des pas.
La nage :
Plongé dans l’eau, le bébé bloque instinctivement sa respiration et agite bras et jambes.
Les points cardinaux :
Une stimulation sur une partie de la bouche entraîne un mouvement de la bouche vers cette zone.
Le réflexe de Moro :
En réponse à un bruit fort ou un mouvement brusque, le bébé écarte puis ramène bras et jambes.
Ramper :
Sur le ventre, le bébé pousse sur ses jambes pour ramper.
Le réflexe tonique du cou :
La tête tournée d’un côté, le bras du même côté s’étend tandis que l’autre se plie.
La préhension :
Un doigt placé dans la main du bébé provoque un serrage des doigts.
Exploration du réflexe de préhension chez le nouveau-né
Ce réflexe est particulièrement émouvant pour les parents, car il symbolise un lien direct avec leur enfant et répond à son besoin de sécurité.
« Pour le stimuler, il suffit de positionner son doigt dans la paume du bébé qui réagira en serrant le doigt », explique Raphaël Sebag.
Ce réflexe fonctionne aussi avec les pieds : une pression sur la plante des pieds entraîne le repliement des orteils.
Disparition des réflexes archaïques : durée et implications
Aux alentours de 3 à 4 mois, ces réflexes d’agrippement cèdent la place à des mouvements volontaires, signe du développement cérébral. « Ce sont des réflexes dits archaïques, ils ne devraient donc pas persister au-delà de six mois », précise le spécialiste.
Neurologie : persistance anormale des réflexes archaïques
Il arrive que ces réflexes ne disparaissent pas chez certains enfants. « Leur persistance peut entraver le développement des capacités sensorielles, émotionnelles, motrices et cognitives », affirme le pédiatre. Cela peut se manifester par des troubles d’apprentissage et de concentration, des difficultés sociales, entraînant frustration et manque de confiance en soi.
Les enfants touchés par ces troubles peuvent bénéficier d’un accompagnement par des professionnels spécialisés, tels que des psychomotriciens ou des thérapeutes.
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